Près d’un mini kiosque à crêpes auquel les policiers s’arrêtent parfois commander une complète, un des piliers menace ruine, à tel point que la société chargée de l’entretien du site l’a fait entourer d’un coffrage de placo.

L’inscription trônait déjà là il y a deux semaines. Je m’attendais à la retrouver effacée, ou au moins ensevelie sous les tags. Elle est toujours là, à deux mètres de hauteur, inexplicablement seule au milieu du panneau de placo. En lettres pâles tracées avec application à la craie verte, d’une écriture qu’on dirait d’institutrice tant les pleins et les déliés sont impeccables, contrastant violemment avec l’effervescence et le style des passants alentour, elle s’étale presque invisible : Michel PAJON.